Chemins de Compostelle et Patrimoine mondial
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Les confréries et Compostelle

Avec ou sans pèlerins, les confréries parlaient de Compostelle

L’enthousiasme premier né autour de Compostelle à la fin du XIXe a imposé l’idée que toute confrérie Saint-Jacques était le lieu de rassemblement d’anciens pèlerins de Compostelle, d’où une source de dénombrement des pèlerins par millions. En fait, chaque confrérie n’a jamais compté plus que quelques dizaines de membres à la fois, rarement une centaine. De plus, trop souvent, les études ont mélangé les confréries médiévales et les confréries, fondamentalement différentes, datant de l’époque postérieure à la Réforme.

Des confréries médiévales se sont effectivement créées autour du désir de pèlerinage à Compostelle, ainsi que permettent de le constater les statuts qui se font nombreux à partir du XIVe siècle (Blois, Paris, Tournai, Provins, Moissac…). Dans une proportion supérieure à la moitié, elles se constituent sans qu’apparaisse Compostelle dans leurs statuts . Elles sont alors confréries de métiers ou regroupent des fidèles du sanctuaire où elles ont leur siège et dont elles assurent la garde et le fonctionnement ou gèrent l’hôpital fondé par les confrères. On se trouve alors en présence d’une forme spécifique de confrérie, la confrérie hospitalière, avec des confrères administrateurs et des confrères constituant le personnel permanent de l’hôpital.

Par le culte qu’elles vouent à saint Jacques, par les légendes qu’elles mettent en scène, il est indéniable que, quelle que soit leur vocation essentielle, elles ont contribué à diffuser tout l’imaginaire issu des traditions compostellanes et ont forcément suscité des désirs de voyages vers la Galice.